10 phrases à ne pas dire

10 phrases qu’on ne devrait jamais dire à personne

Parfois, il vaut mieux écouter notre petit ange intérieur!

Dans le feu de la dispute, on peut être tentée de marquer des points sur notre adversaire en lui assenant des petites phrases toutes faites comme « Respire par le nez » ou « C’est quoi ton problème? » Mais il faut savoir que, si elles nous donnent l’avantage pendant un court moment, elles enveniment habituellement la relation. Une bataille en règle, un conflit qui devient insoluble, est-ce vraiment ce que nous voulons?
 
Il existe des choses qu’on ne devrait jamais se permettre de dire à une autre personne. Évidemment, on sait toutes qu’on ne doit pas injurier les autres… mais les petites phrases insultantes comme « ce n’est pas de tes affaires » sont également à bannir.

Une fois la poussière retombée, on regrette généralement d’avoir prononcé ces paroles qui nous échappent trop facilement lorsqu’on est en colère. Nous vous proposons ici d’examiner une dizaine de ces phrases et de voir l’effet qu’elles produisent sur nos interlocuteurs. Plus: comment réagir quand quelqu’un se permet de nous décocher une de ces flèches empoisonnées.

« Tu ne comprendras pas » ou sous-entendu: « Ça ne sert à rien de t’en parler » Peu importe à qui on s’adresse, la personne se sentira dévalorisée et humiliée par ces quelques mots. Même si on est certaine qu’elle ne comprendrait pas ce qu’on veut exprimer, il ne faut pas oublier que le simple fait qu’elle soit en train de nous parler signifie qu’elle s’intéresse à ce qu’on a à dire. Il vaudrait mieux lui dire: -Écoute, ça peut sembler difficile à comprendre, mais, ou encore ,je vais essayer de t’expliquer quelque chose… »

Il n’y a pas de mal à avertir une personne que ce que l’on a à dire est complexe et qu’il se peut très bien qu’elle ne comprenne pas du premier coup. On peut aussi ménager l’autre en prenant nous-même la responsabilité: « Je ne suis pas sûre de réussir à bien expliquer ceci, mais je vais essayer. L’important, c’est de ne pas tenir pour acquis que l’autre ne comprendra pas sans même lui laisser la possibilité d’essayer. Et si c’est à nous qu’on lance un « Tu ne comprendras pas », rétorquons: « Je n’en suis pas si sûre, Essaie de me l’expliquer, on verra bien… »

Parce que… j’ai dit parce que!

« Ça ne te regarde pas » c’est comme recevoir un coup de poing en pleine face!

« Parce que c’est moi qui décide » ou « parce que je le dis » ou encore « parce que c’est le règlement ». Peu importe la question qui a été posée, ce n’est jamais une réponse satisfaisante. Chaque fois qu’on a recours à ce genre d’affirmation, cela signifie qu’on n’est pas capable de justifier nos actes ou nos décisions par une raison valable. Loin de renforcer notre autorité, ce genre d’expression fait comprendre à notre interlocuteur qu’on se fiche de lui et que ce qui nous intéresse vraiment, c’est d’affirmer (mal) notre pouvoir. Une meilleure solution: expliquer par exemple le règlement en question et sa raison d’être, en faisant ressortir ses bénéfices pour tous ceux qu’il concerne. De cette façon, les gens comprendront et surtout, ils n’auront pas l’impression qu’on veut les humilier. Il se peut qu’ils ne soient pas d’accord avec nous, mais au moins ils auront reçu une réponse correcte à leur question.

Si on essaie de nous faire taire en nous disant que c’est le règlement, un point c’est tout, on peut demander qu’on nous explique la raison d’être de ce règlement. Et dire franchement que, si on comprend en quoi il est justifié, il nous sera beaucoup plus facile de nous y soumettre.

« Ça ne te regarde pas » C’est l’équivalent verbal d’une gifle. En prononçant ces mots, on déclenche automatiquement la colère de notre interlocuteur parce qu’on l’envoie promener sans ménagement. Simultanément, on prouve qu’on ne sait pas répondre adéquatement à la question qui nous a été posée. Au lieu de lancer cette phrase à la figure de quelqu’un, expliquons-lui plutôt pourquoi on ne peut répondre à sa question. S’il s’agit d’un sujet confidentiel ou de quelque chose qu’on préfère garder pour soi, on le dit, mais sans traiter l’autre comme un minus. Autrement, on provoquera inévitablement un conflit et une engueulade en règle, que tout le monde risque de regretter. 
 
 Si on se fait dire de nous mêler de ce qui nous regarde, et qu’on estime avoir le droit de savoir, on répond posément mais fermement que justement, cela nous regarde, en expliquant pourquoi on pense avoir le droit d’être mise au courant (la simple curiosité n’est pas une raison suffisante!)

La compassion plutôt que l’exaspération

Peu importe le ton sur lequel on dit « Du calme! », personne ne suit le conseil.

« Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse? » Belle façon d’échapper à ses responsabilités! Cette fausse question, posée habituellement sur un ton sarcastique, sert à peu près à tout le monde. Aux commis dans les magasins qui ne savent pas quoi répondre aux clients mécontents, aux fonctionnaires qui veulent se dérober, aux amis, conjoints et collègues à bout de nerfs. 
 
 En prononçant cette phrase, on peut être sûr d’avoir deux problèmes à régler: d’abord, celui que notre interlocuteur vient de nous soumettre et ensuite, celui qu’on vient de créer en refusant de l’aider et en le blessant. Il vaut mieux s’abstenir d’utiliser cette formule et essayer d’aider l’autre à régler le problème. Si vraiment ce problème n’est pas de notre ressort, on le lui explique sur un ton compatissant, et non pas exaspéré. Plutôt que de s’en laver les mains, on peut lui dire, par exemple: « Je suis désolée, je ne sais pas quoi vous dire, je voudrais bien vous aider mais j’en suis incapable. Si quelqu’un nous répond: « Que voulez-vous que j’y fasse? », commençons par lui dire qu’on aimerait être écoutée et aidée. Ensuite, on lui explique courtoisement ce qu’on en attend.

« Respire par le nez! » ou encore  « Du calme ». Peu importe le ton sur lequel on donne ces conseils, personne ne les suit. En réalité, dans presque tous les cas, ils ne font qu’exaspérer davantage la personne à laquelle ils s’adressent. Prier quelqu’un de se calmer, c’est une façon de nier ses émotions et de lui dire que sa colère ou son énervement ne sont pas justifiés. Au lieu de rassurer l’autre et de le convaincre que les choses vont s’arranger – ce qui devrait être notre objectif -, on le met dans l’obligation de se défendre et de justifier sa réaction, 
 
 Il vaut mieux agir avec calme, regarder la personne dans les yeux, et lui demander ce qui ne va pas. Si on nous ordonne de nous calmer, répondons franchement: « C’est évident que je suis énervée et je voudrais t’expliquer ce qui me met dans cet état.  »

chicane

Il est où le problème?

Il vaut toujours mieux rester calme et parler doucement…

« C’est quoi ton problème? » Cette phrase méprisante marque généralement le début d’une joute verbale, où les deux interlocuteurs s’affrontent l’un l’autre plutôt que de chercher à régler leur différend. Elle fait monter d’un (ou de plusieurs!) crans l’agressivité de la personne à qui on s’adresse, qui pourrait répondre: « Le problème, c’est toi!  » 
 
 Bref, cette petite phrase n’a jamais rien réglé. Pourquoi ne pas plutôt demander, par exemple: « Qu’est-ce qui ne va pas? Est-ce que je peux t’aider? » À partir de là, la discussion devient possible. Si quelqu’un nous lance cette fausse question, on peut répondre simplement: Il n’y a pas de problème, mais il y a une chose dont je voudrais discuter, peut-on en parler? »

« Tu ne fais jamais …  » ou « Tu es toujours… »Ces généralisations abusives sont habituellement fausses. Est-il possible que notre chum soit toujours en retard? Si on dit à une amie qu’elle ne nous écoute jamais, on peut s’attendre à deux réactions, soit elle se mettra à essayer de nous prouver qu’on a tort en nous sortant une foule d’occasions où elle nous a écoutée, soit elle va nous donner raison sur-le-champ en nous ignorant ostensiblement. Elle sera en colère contre nous. Vaut donc mieux préciser ce que l’on ressent. 
 
 Si quelqu’un nous accuse de ne jamais (ou toujours) faire telle ou telle action, essayons de découvrir de manière posée ce que l’autre personne a vraiment sur le coeur. On peut répondre, par exemple « Je comprends que tu aies cette impression; il est vrai que c’est arrivé dans le passé. Mais parlons-en. Est-ce cela qui te dérange ou y a-t-il autre chose? »

« Je ne te le répéterai pas deux fois. » Cette menace n’est à peu près jamais mise à exécution. Quand on la profère, c’est généralement parce qu’on tient absolument à être obéie ou écoutée; et si on y tient à ce point, il y a de fortes chances qu’on se répète. On se met donc soi-même au pied du mur. On se retrouve obligée d’avoir recours à la menace voilée que suppose cette phrase ou de répéter ce qu’on avait promis de ne pas redire. Et on perd toute crédibilité.

Si on veut souligner l’importance de ce qu’on a à dire, pourquoi ne pas l’exprimer clairement en disant par exemple:  » Écoute, je tiens à ce que tu comprennes bien ce que j’ai à te dire, alors écoute-moi attentivement. » Et si quelqu’un nous menace avec la même phrase, répondons sincèrement – D’accord, j’ai compris.  »

Fais du bien… mais fais-le bien!

« C’est pour ton bien » Cette expression a le don de rendre les gens instantanément méfiants et sarcastiques. Quand on l’emploie, il faut s’attendre à se faire remettre à sa place. Si on pose réellement un geste pour le bien d’une autre personne, expliquons-lui en quoi avec des exemples concrets. De la même façon, si on tente de nous imposer quelque chose en nous disant que c’est pour notre bien, demandons à notre tour à notre interlocuteur de préciser son propos. Si on est d’accord, tant mieux. Sinon, on dit à cette personne que ce qu’elle veut nous imposer ne nous convient pas.

« Sois raisonnable » Il nous arrive toutes d’être distraites, d’avoir la tête ailleurs, et on peut facilement l’admettre. Mais quand on sous-entend que quelqu’un n’est pas raisonnable, on

Quand on sous-entend que quelqu’un n’est pas raisonnable, on ouvre toute grande la porte au conflit.

Une approche plus efficace est d’aider la personne à se calmer en adoptant nous-même une attitude calme et mesurée. On fait preuve d’empathie et on la rassure en lui disant par exemple: « Dis-moi si je comprends bien ta position » et en répétant dans nos propres mots ce qu’elle vient de nous dire. Cette démarche nous permet de vérifier si on a bien compris et aide notre interlocuteur à percevoir la situation par notre bout de la lorgnette. Très souvent, cette attitude fait baisser la tension parce que la personne à qui on s’adresse sent que l’on fait un effort pour la comprendre. Mais si on l’insulte en lui ordonnant de se montrer raisonnable, on n’y arrivera jamais. 
 
 Si on nous fait le coup, on fait l’effort de ne pas se laisser aller à la colère. On répond sur un ton calme et réfléchi, sans laisser transparaître la moindre menace. De cette façon, on réussit à court-circuiter l’humiliation que tente de nous faire subir notre interlocuteur mais sans le monter contre nous.

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