rencontre amoureuse

Et si on se fréquentait?

Vous le voyez trois ou quatre fois par semaine. Dans votre vie, il n’y a que lui. Mais eh! oh! attention! Il n’est pas votre chum! Vous vous fréquentez, voilà tout. Relation en devenir ou stagnation sans espoir? Histoires vécues. 

Sophie, 23 ans – Une patience d’ange!

«J’ai rencontré Michael il y a sept mois, lors d’une soirée bien arrosée où nous avons expérimenté quelques danses corps à corps qui se sont finalement prolongées sur le canapé, pour aboutir… dans la chambre à coucher! Le lendemain matin, après un p’tit-déj’ bien en règle au restaurant, nous nous sommes quittés, les yeux bouffis et le sourire aux lèvres, en échangeant le classique « On se rappelle? » agrémenté du petit baiser-sur-le-coin-de-la-bouche-qui-n’engage-à-rien. Deux jours plus tard, il me rappelait pour m’inviter à « regarder » un film chez lui. Nos rencontres se sont succédé, puis multipliées, mais les choses étaient bien claires: pas d’engagement ni d’exclusivité. Il avait été blessé dans ses relations passées et voulait prendre son temps, s’écouter. J’ai décidé d’attendre qu’il soit prêt. Indice de pression: zéro. Trois mois se sont écoulés, puis, soudain, je suis devenue la seule qu’il fréquentait; la barrière de la non-exclusivité venait de tomber. Il a rencontré ma mère… mais il ne pouvait toujours rien me promettre. Il était bien, trèèèès bien avec moi, mais il ne se sentait pas en amour. J’ai persisté ainsi trois autres mois, jusqu’au jour où, à force de week-ends magiques et de petits bonheurs partagés, il a finalement daigné me prendre par la main au quotidien pour marcher à mes côtés.»

Marie-Christine, 26 ans – «Je t’oublierai, je t’oublierai…»

«J’ai rencontré Louis dans un bar, par pur hasard. Je l’avais déjà vu à la télévision, dans un de ses rôles de comédien, mais je ne le connaissais pas personnellement. Après avoir bavardé toute la soirée, nous avons passé la nuit ensemble, sans nous faire aucune promesse. Le lendemain matin, après deux baisers sur les joues, nous nous sommes salués timidement sans échanger nos numéros de téléphone. Trois semaines se sont écoulées, et c’est finalement par un heureux concours de circonstances que nous nous sommes croisés de nouveau. C’est là que nous avons commencé à nous fréquenter plus sérieusement. Il dormait chez moi un soir par semaine, puis deux, puis trois… Nous bavardions au téléphone chaque jour, il me confiait ses angoisses, je l’écoutais. Mes amies le considéraient comme mon chum, ce que je m’empressais de démentir. On formait un couple dans l’obscurité de la chambre ou sur le canapé, mais, dès que l’on se retrouvait en public, je n’étais rien de plus qu’une amie. Il m’invitait pourtant à l’accompagner à souper avec ses amis, m’emmenait faire de petites escapades romantiques à moto, me regardait d’un air amoureux… J’ai patienté quatre mois. Puis, un jour, plus de nouvelles ou presque! Je venais de passer du statut de « fréquentation sérieuse » à celui de « bonne connaissance ». J’ai finalement décidé de couper les ponts.»

Geneviève, 31 ans – Une semaine à la fois

«Un jour, j’ai été blessée par un homme dont j’étais très amoureuse. À partir de ce moment, je me suis dit: « I don’t care, I’m just gonna use guys! » J’ai donc commencé à fréquenter des gars sans chercher à m’attacher. Je me souviens même d’avoir flushé une date dans un bar pour un autre homme que je trouvais à mon goût. Quelle crise! Je suis certaine que des centaines de gars ont déjà fait le même coup à des filles, alors pourquoi pas l’inverse? Fait curieux: dès l’instant où j’ai cessé de vouloir une relation sérieuse, tous les gars ont voulu s’engager. Je me suis fait demander en mariage quatre fois, et un homme marié a même quitté sa femme pour moi. Dès que je rencontrais quelqu’un, il voulait emménager avec moi la semaine suivante! Moi, j’ai toujours su que ces histoires ne dureraient pas; je n’arrivais pas à imaginer un avenir avec ces hommes. Quand mon amie a voulu me présenter son cousin, j’ai hésité. J’ai horreur du matchmaking! J’ai finalement quand même accepté, et la rencontre s’est déroulée dans un party d’anniversaire. Nous avons parlé, dansé et passé une soirée bien agréable. Mais il était électricien, manuel, et moi, femme d’affaires accomplie. Je n’étais absolument pas convaincue. Deux semaines plus tard, j’avais des billets de hockey et j’ai décidé de l’inviter, en spécifiant bien qu’il ne s’agissait pas d’un rendez-vous officiel. Nous nous sommes revus plusieurs fois, mais, pour moi, il n’était qu’une agréable fréquentation. Nous avons appris à nous connaître lentement, simplement. Un jour, je me suis aperçue qu’il était toujours là, malgré les moments difficiles que je lui avais fait subir… et que j’étais en amour avec lui. Nous avons commencé à parler d’enfants, d’achat d’appartement… Aujourd’hui, je veux bien croire que c’est LUI.»

S’engager, étape par étape

fréquenter un mecAvant, les gens se fréquentaient six mois, un an et parfois plus longtemps. Pas de nuit brûlante à peine le premier baiser échangé, pas de «tu montes prendre un verre?» ni de «je t’aime, mon amour» après une courte semaine de mamours. C’était plutôt: «Prends ton mal en patience!» et «cours toujours si tu veux m’avoir!» Mais si nos mères ont su trouver un homme, un vrai, c’est peut-être parce qu’elles ont pris le temps de connaître leur prétendant, de découvrir ses «bibittes» cachées avant de s’engager. Dans le meilleur des mondes, voici les cinq étapes que l’on devrait respecter avant de se jeter dans les bras d’Apollon.

1- Fréquentation occasionnelle (de un à quatre mois)
Le degré zéro de l’engagement, le moment où l’on maîtrise le plus la relation. C’est une période d’analyse, de définition des attentes. Prenez le temps d’observer le comportement de l’autre, d’étudier ses réactions dans diverses situations. Et dites-vous que, si sa façon grossière de dévorer son assiette vous tape déjà sur les nerfs, vous risquez l’ulcère d’estomac dans quelques mois.
2- Fréquentation assidue (de deux à quatre mois)
La première étape franchie, vous vous voyez maintenant de façon plus régulière. Vous commencez à compter un peu plus sur lui et vous brûlez d’envie de lui ouvrir votre coeur. Mais patience! Car, même s’il ne voit pas (ou ne voit plus) d’autres femmes, alors qu’il en a encore la liberté, l’exclusivité n’est pas encore gagnée. Attendez le bon moment pour lui parler d’engagement. Et, de grâce, n’abordez pas le sujet un samedi à 2 h du mat’ avec un verre dans le nez.
3- Monogamie (de six mois à un an)
C’est le moment de bâtir une relation, de la naissance de l’engagement. Vous incluez votre homme dans vos activités, votre vie familiale et amicale. Il vous présente à ses parents et collègues; vous vous infiltrez dans son univers. Un grand pas!
4- Monogamie affirmée (de six mois à deux ans)
Ça y est, vous êtes un couple! Vous devez vous rendre des comptes l’un à l’autre, vous allez en vacances ensemble, passez les fêtes avec la famille (yéééé!) et les amis vous invitent à deux. On se calme! Vous n’êtes quand même pas les premiers à qui cela arrive. Une chose importante: ne commettez pas l’erreur d’emménager ensemble par commodité, pour l’expérience ou simplement «pour savoir si ça va fonctionner». La vie commune est une chose sérieuse et les séparations ne sont jamais faciles…
5- Vie commune (de six mois à ???)
Vous unissez vos vies, vos biens aussi. Dans la case «état civil», vous cochez désormais: conjoints de fait. Prochaine étape, un bébé?

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